La chasse avec chien reste une pratique courante en France, mais pas toutes les races conviennent. Des règles strictes définissent les chiens interdits à la chasse, pour des raisons de sécurité et d’équité. Ces interdictions touchent surtout les lévriers, les molossoïdes et les races classées dangereuses. Savoir quelles races éviter aide les chasseurs à respecter la loi et à choisir le bon compagnon. Cet aperçu couvre les bases légales, les races concernées et les alternatives possibles. Les détails proviennent de textes officiels comme l’arrêté du 1er août 1986, qui encadre ces usages. Les propriétaires doivent vérifier les spécificités locales, car les fédérations de chasse appliquent ces normes rigoureusement.
Sommaire
La base légale des interdictions
Les textes régissent précisément l’emploi des chiens lors des battues ou traques. L’article 8 de l’arrêté du 1er août 1986 liste explicitement les catégories exclues. Ce document, toujours en vigueur en 2026, interdit les lévriers pur-sang ou croisés, les molossoïdes pur-sang ou croisés, et les chiens dangereux au sens de la loi. Ces mesures visent à prévenir les risques pour la faune et les autres participants.
Pourquoi ces races spécifiques ?
Les lévriers, connus pour leur vitesse, pourraient déséquilibrer la chasse en capturant trop facilement le gibier. Les molossoïdes, avec leur force, posent des questions de contrôle. Quant aux chiens de catégorie, leur statut légal les rend incompatibles avec les espaces ouverts des terrains de chasse.
Les lévriers : une interdiction historique
Depuis longtemps, les lévriers figurent sur la liste des chiens interdits à la chasse. Races comme le greyhound, le whippet ou le lévrier afghan tombent sous le coup de la loi. Même les croisements avec d’autres chiens les excluent. Cette règle remonte à des préoccupations d’équité, car ces animaux excellent dans la poursuite à vue. En pratique, un chasseur surpris avec un lévrier risque des amendes et la confiscation de l’animal.
Exemples de races lévriers concernées
Parmi les plus courants, le saluki ou lévrier persan, et l’irish wolfhound se distinguent par leur taille et vitesse. Ces chiens, souvent élevés pour la compagnie ou les courses, ne s’adaptent pas aux normes cynégétiques françaises. Les éleveurs confirment que leur utilisation reste limitée à des contextes non venatoires.
Les molossoïdes et leurs restrictions
Les molossoïdes pur-sang ou croisés rejoignent la liste des chiens interdits à la chasse. Ce groupe inclut des races massives comme le dogue de Bordeaux ou le mastiff. La loi les considère inadaptés en raison de leur puissance, qui pourrait causer des incidents lors des traques collectives. Bien que la définition reste parfois floue, les fédérations appliquent une interprétation large pour inclure tout croisement évident.
Nuances dans l’application
Certains molossoïdes avec pedigree pourraient passer si non croisés, mais la prudence domine. Les vétérinaires conseillent de consulter les autorités avant d’acquérir un tel chien pour la chasse.
Chiens de catégorie 1 et 2 : interdits par défaut
Les chiens classés en catégorie 1 et 2, dits dangereux, ne peuvent pas chasser. La loi du 6 janvier 1999 les encadre strictement, exigeant muselière et laisse en public. Comme les terrains de chasse comptent comme espaces publics, leur usage devient impossible. Catégorie 1 regroupe les chiens d’attaque sans pedigree, tandis que catégorie 2 vise les chiens de garde avec documents.
Races typiques de catégorie 1
Les pit-bulls, ou chiens assimilables à l’american staffordshire terrier sans LOF, dominent cette liste. Ajoutez les boerbulls et tosa sans inscription. Ces animaux, souvent issus de croisements, posent des risques perçus en groupe.
Races de catégorie 2
Les rottweilers, american staffordshire terrier avec pedigree, et tosa inu entrent ici. Même avec papiers, la muselière obligatoire les exclut des activités de chasse libres.
| Catégorie | Races principales | Statut |
|---|---|---|
| 1 | Pit-bull, Boerbull, Tosa sans LOF | Interdits partout sans exceptions |
| 2 | Rottweiler, American Staffordshire Terrier avec LOF | Muselière et laisse obligatoires |
| Lévriers | Greyhound, Whippet | Interdits pour vitesse excessive |
Exceptions et cas particuliers
Quelques nuances existent. Par exemple, le staffordshire bull terrier avec LOF échappe à l’interdiction, car non classé dangereux. Le malinois, souvent confondu, reste autorisé grâce à son groupe de bergers. Les chiens courants ou d’arrêt comme l’épagneul breton ou le braque dominent les terrains autorisés. Vérifiez toujours le pedigree et consultez une fédération départementale.
Conséquences du non-respect
Utiliser un chien interdit mène à des sanctions. Amendes de 135 à 750 euros, selon la gravité, et possible saisie de l’animal. Les gardes-chasse veillent, surtout lors des ouvertures de saison. Mieux vaut former son chien dans des clubs agréés pour éviter les ennuis.
Alternatives pour les chasseurs
De nombreuses races excellent à la chasse sans risque légal. Optez pour des chiens d’arrêt comme le setter anglais, ou des courants comme le beagle. Ces compagnons s’adaptent bien aux gibiers variés, du petit au gros.
- Setter irlandais : idéal pour le gibier à plume.
- Labrador retriever : polyvalent pour le rapport.
- Griffon korthals : résistant en terrain difficile.
Choisir un chiot issu d’une lignée de travail garantit de bonnes performances. Les écoles de dressage aident à développer les instincts naturels.
Évolution des règles et perspectives
En 2026, les débats sur le bien-être animal influencent les normes. Certaines associations poussent pour plus de restrictions, tandis que les chasseurs défendent les traditions. Suivez les mises à jour via le site de la Fédération nationale des chasseurs. Les changements pourraient toucher les croisements ou ajouter des races.
Respecter la liste des chiens interdits à la chasse assure une pratique sereine. Avec le bon chien, la chasse reste un plaisir partagé, en harmonie avec la nature et la loi.

